Édouard Diguet

Résumé

Édouard Diguet Annam et Indo-Chine française… (1908)

Notre attitude actuelle à l'égard du pauvre Annamite pourrait prêter à un caricaturiste l'idée de nous peindre sous les traits d'un gendarme qui débite d'un geste noble et dédaigneux à un client humblement prosterné de l'opium et de l'alcool qui lui font faire la grimace. Il faudrait que désormais la France ne puisse plus être représentée autrement que guidant d'une main le peuple annamite sur lequel elle jette un regard de bonté fraternelle tandis que de l'autre elle tient haut et ferme le flambeau de la civilisation.
Source : Gallica

Édouard Diguet Annam et Indo-Chine française… (1908)

Ne serait-il donc pas possible d'apprécier la recette que chaque province apporte au budget du fait de la taxe sur les alcools et de faire payer à chaque commune une taxe proportionnelle à sa population pour avoir le droit de distiller à sa guise de l'alcool sur son territoire ? Craint-on de voir les populations réclamer contre cette augmentation plus apparente que réelle de leurs impositions ? Que l'administration les consulte et le résultat du plébiscite ne peut faire de doute. Le meilleur mode de perception des impôts est celui qui inspire au contribuable le minimum de répugnance.
Source : Gallica

Édouard Diguet Annam et Indo-Chine française… (1908)

Menacés au Nord sur notre frontière sinoannamite, menacés à l'Est et au Sud sur nos côtes, nous avons encore à l'Ouest un voisin dont l'hostilité toujours en éveil est prête à favoriser toute entreprise japonaise ou chinoise ayant pour objet la ruine de notre prestige en Extrême-Orient. C'est le Siam, le rival séculaire de l'Annam pour la possession du Cambodge et du Laos, qui est devenu pour notre domination en Indo-Chine un antagoniste envieux de nos succès, acharné à notre perte et furieux de ne pouvoir la consommer tout seul.
Source : Gallica

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