Résumé

A. Salaignac La question du Siam : et la défense de l'Indo-Chine (1904)

C'est par cet outil que la Russie vaincra le Japon. C'est un outil capable de faire un travail analogue, qui nous manque le plus pour assurer la défense de notre Indo-Chine, aujourd'hui si faible en face de l'éventualité d'un ennemi de race jaune, maître de la mer.
Cette situation exige des mesures énergiques. Quelque improbable qu'apparaisse une crise immédiate, il faut de toute urgence et à tout hasard renforcer dans la mesure du possible le système défensif de notre empire d'Extrême-Orient.
Source : Gallica

A. Salaignac La question du Siam : et la défense de l'Indo-Chine (1904)

On le comprend à Bangkok de même qu'on y voit que, pour l'Angleterre, le Siam n'est pas une pièce indispensable sur l'échiquier du monde. Aussi la France est-elle l'ennemie qu'aucun déguisement ne parviendra à travestir en amie aux yeux du roi, de la cour et des mandarins intéressés au maintien de la domination siamoise. Mais comme après tout cette ennemie, pour timorée qu'elle soit, est forte, Je Siam pour l'arrêter n'hésitera pas à faire appel à un appui extérieur que le Japon ne lui refusera pas.
Source : Gallica

A. Salaignac La question du Siam : et la défense de l'Indo-Chine (1904)

Mais ici, à l'inverse de ce qui se passe au Siam, l'intérêt de l'Angleterre est plus considérable que celui de la France. Nous ne pouvons prétendre jouer un rôle politique dans le golfe Persique. Notre route vers la mer des Indes passe par Suez et la mer Rouge ; que ce chemin reste ouvert et nous pouvons, nous devons même par nécessité de concentration, nous désintéresser des destinées politiques du golfe Persique.
Toute autre est la position de l'Angleterre.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature