Résumé

L.-M. de Carné Le royaume du Cambodge et le protectorat français

Cet acte dut faire réfléchir la cour de Bangkok sur nos intentions à l’égard du Cambodge ; il ouvrit en quelque sorte les hostilités. Pour amener Norodom à traiter avec nous, il importait de marquer une différence entre la manière dont nous entendions user du protectorat qu’il nous accorderait et la façon oppressive dont le roi de Siam exerçait son humiliante suzeraineté. Il ne pouvait être question pour nous ni d’hommages ni de redevances ; nous n’avions qu’un résultat à atteindre, l’autonomie du Cambodge.
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L.-M. de Carné Le royaume du Cambodge et le protectorat français

La doctrine du chacun chez soi et du chacun pour soi est radicalement contraire au génie de la France, dont l’expansion est la loi. Si nombreux qu’aient été ses mécomptes en matière coloniale, sa foi a heureusement survécu à ses déceptions. C’est au bruit d’applaudissemens unanimes que le gouvernement français nous a ouvert par une victoire les portes du Céleste-Empire, et c’est en comptant avec raison sur l’approbation de tous les esprits politiques qu’il a planté le drapeau national entre l’Inde et le Japon à l’embouchure de l’un des plus grands cours d’eau de la Haute-Asie.
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L.-M. de Carné Le royaume du Cambodge et le protectorat français

C’est une position unique que nous dominons aujourd’hui par une concession de terrain habilement choisie sur la langue de terre qui sépare le grand fleuve descendant du Laos du bras qui conduit au lac. La ville de Pnom-Penh, où le roi venait de transporter sa capitale, s’annonce au loin par une grande pyramide construite sur un monticule, et qui fait espérer au voyageur qu’il va rencontrer une autre Bangkok reflétant dans un fleuve beaucoup plus beau que le Meïnam des monumens dont la bizarrerie n’exclut pas la grandeur.
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