Résumé

Pierre Ibos La question des frontières du Siam et du Cambodge (1903)

Le gouverneur Pya Kathatorn a été, lui aussi, presque ruiné pendant son séjour à Bangkok. Des impôts nouveaux, le recouvrement d'arriérés douteux, des amendes injustes et nombreuses ont fait naître un vif mécontentement. Malgré les affirmations du prince Yukanthor, les sujets du roi Norodom ne sont pas ainsi pressurés. Grâce aux incessantes communications entre Battambang, Siem-Reap et Pnom-Penh, les Cambodgiens du Siam établissent des comparaisons qui ne sont pas toutes à l'avantage de leur souverain actuel.
Source : Gallica

Pierre Ibos La question des frontières du Siam et du Cambodge (1903)

L'influence française au Siam. — Importance économique des provinces de Battambang et de Siem-Reap. — Conclusions.
La diplomatie, seule, semble devoir être impuissante à modifier cette situation. Dans les pays d'Extrême-Orient, l'influence morale d'une nation européenne et son influence politique sont en raison directe de la crainte qu'elle inspire ou de l'importance de son commerce. Or, à Bangkok, le mouvement commercial français est nul.
Source : Gallica

Pierre Ibos La question des frontières du Siam et du Cambodge (1903)

Des achats de matières premières pour la construction du consulat, faits par les négociants français, étaient confisqués avant livraison, par ordre du pya katathorn ; les chrétientés de Sach-Pouï, Battambang et Tuc-Cho étaient menacées. La partie la plus nombreuse de la population de la ville et de la province, dont les sympathies allaient vers Pnom-Penh, plutôt que vers Bangkok, était terrorisée par une centaine de gens sans aveu, dont le gouverneur avait fait une sorte de garde du corps et qui devaient être le noyau d'une force irrégulière destinée à repousser l'invasion des Français.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature