Pierre Ibos

Élements biographiques

Pierre Ibos Scènes de la pacification marocaine (1914)

« Je quitterai Zahiliga par le prochain convoi, car je n'ai plus rien à faire ici. Je n'ai même plus à espérer l'imprévu, puisque votre secteur est déjà pacifié ! » dit-il un jour à Imbert, tandis qu'ils cheminaient en précédant la troupe qui venait d'explorer un massif lointain. Merton, qui marchait près d'eux, protesta doucement: « Ne chantons pas victoire tant que notre oeuvre n'aura pas subi l'épreuve des mauvaises nouvelles. Il suffirait peut-être de l'échec retentissant d'une colonne quelconque pour tout bouleverser chez nons ! »
Source : Gallica

Pierre Ibos Avec les missionnaires et les coloniaux de France… (1946)

S'il n'est pas l'agent rémunéré d'une société puissante, s'il n'a pas le réconfort du voisinage avec un centre administratif ou missionnaire qui facilitera sa prise de contact et ses rapports avec les indigènes, s'il n'a pas des connaissances pratiques et surtout un moral à toute épreuve, s'il perd son prestige de Blanc à vivre en renégat, il finira dans une tombe anonyme vite recouverte par la brousse, ou il échouera comme une épave au chef-lieu pour obteftif une place de fonctionnaire subalterne ou le retour en France par une réquisition de passage d'indigent.
Source : Gallica

Pierre Ibos Scènes de la pacification marocaine (1914)

Le prestige de la France est solidaire du nombre de ses soldats. Si les tribus que nous devons combattre ne voyaient pas beaucoup de Français dans les colonnes et dans les garnisons, elles croiraient que les soldats de notre pays ont peur et qu'ils se font remplacer par des esclaves. Or, nous devons mériter l'estime de nos ennemis pour mieux les subjuguer. D'ailleurs, ils sont tellement braves et redoutables qu on s'exposerait à quelque désastre si on livrait le sort de la conquête et de la pacification aux indigènes ralliés, aux Sénégalais et aux Algériens.
Source : Gallica

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