Résumé

Pierre Ibos Le chemin de fer du Fleuve Rouge et la pénétration française au Yunnam (1906)

A la descente, on devait compter trente-six heures, à condition qu'il n'y ait pas d'échouage, y compris l'inévitable arrêt d'une demi-journée à Hanoï, pour aller de Vietri à Haïphong.
Les chaloupes représentaient sur les sampans, indigènes un progrès immense ; dès l'inauguration du chemin de fer, elles nous semblèrent des moyens de transports désuets. Aujourd'hui, les trains eux-mêmes, avec leur sage vitesse commerciale de 25 à l'heure, ne suffisent plus à notre hâte fébrile d'hommes toujours pressés dont l'agitation contraste si étrangement avec l'impassibilité des Annamites.
Source : Gallica

Pierre Ibos Le chemin de fer du Fleuve Rouge et la pénétration française au Yunnam (1906)

Tandis que les employés européens trouvaient dans les ambulances militaires de Yen-Bay, Lao-Kay ou Vietri des soins souvent trop tardifs, les coolies, effrayés par la multiplicité des décès, la situation misérable de leurs camarades mourant solitaires sur le bord d'un sentier, sous un abri de feuillages, désertaient les travaux à la moindre alerte, et leurs récits dans les villages du Delta rendaient la population de plus en plus réfractaire au recrutement de la main d'œuvre.
Source : Gallica

Pierre Ibos Le chemin de fer du Fleuve Rouge et la pénétration française au Yunnam (1906)

Annamites, Thos, Chinois profitent du nouveau moyen de transport pour aller commercer dans les gros marchés de Thauh-Ba, Phu-Tho, Bac-Hat - Vietri et dans ceux du Delta, pour venir ravitailler en vivres frais les chantiers du chemin de fer, visiter leurs parents ou amis employés sur les travaux. Souvent aussi, son humeur vagabonde entraîne l'Annamite de la plaine, séduit par la facilité du voyage, dans cette région du Fleuve Rouge, théâtre de tant d'effrayantes histoires et de fantastiques légendes.
Source : Gallica

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