Pierre Ibos, Le chemin de fer du Fleuve Rouge et la pénétration française au Yunnam (1906)
“ A la descente, on devait compter trente-six heures, à condition qu'il n'y ait pas d'échouage, y compris l'inévitable arrêt d'une demi-journée à Hanoï, pour aller de Vietri à Haïphong. Les chaloupes représentaient sur les sampans, indigènes un progrès immense ; dès l'inauguration du chemin de fer, elles nous semblèrent des moyens de transports désuets. Aujourd'hui, les trains eux-mêmes, avec leur sage vitesse commerciale de 25 à l'heure, ne suffisent plus à notre hâte fébrile d'hommes toujours pressés dont l'agitation contraste si étrangement avec l'impassibilité des Annamites. ”
