Résumé

Un Voyage sur le fleuve Rouge en 1893… (1898)

Je retrouve ici, en petit, l'activité des ports de la côte ; partout ce ne sont qu'auberges encombrées de chevaux et mulets de bât qui descendent des hauts plateaux chargés de saumons d'étain ou d'opium, ou bien remontent vers le Yunnan pour y importer des cotonnades et autres articles européens. La plupart des maisons sont construites en pisé et même en briques, et couvertes en tuiles, tandis qu'au Tonkin tout le monde, nobles ou roturiers, vit littéralement sous des paillottes. La ville, dont la population est de deux milliers d'âmes, est bâtie sur les deux rives du fleuve
Source : Gallica

Un Voyage sur le fleuve Rouge en 1893… (1898)

Heureusement le « Haï-yang » ne reçoit pas une trop violente secousse et réussit à réparer assez vite ses avaries. Cependant, nous étions toujours en détresse, les vivres diminuaient, et une odeur nauséabonde se dégageait déjà du pont, où étaient entassés pêle-mêle volaille, pourceaux, tirailleurs indigènes et « congaïs » (1) , quand nous aperçûmes tout à coup la fumée d'un vapeur venant de Hanoï : c'était le « Chobo », de la même Compagnie, qui se rendait à Laokaï.
Source : Gallica

Un Voyage sur le fleuve Rouge en 1893… (1898)

UN COIN DU YUNNAN MERIDIONAL 49
deuxième partie de la route, qui s'élève jusqu'à près de 2.000 mètres au-dessus du niveau de la mer. Nous nous couvrons en conséquence. Départ par une pluie battante. Ce n'est plus la chaude température ni le beau ciel de Laokaï ou Manhao, ce sont les brouillards épais qui couvrent éternellement les sommets des montagnes. Nos muletiers tout transis de froid, laissent leurs pauvres bêtes ralentir le pas. Comme elles se traînent lamentablement dans ces sentiers ardus et glissants ! A chaque minute elles doivent s'arrêter pour reprendre haleine.
Source : Gallica

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