Bertrand Cothonay

Résumé

Bertrand Cothonay Souvenir de Do-Son (1903)

C'est à Do-Son que, pendant le terrible été du Tonkin, les fonctionnaires et les colons fortunés envoient leurs femmes et leurs enfants respirer la brise et prendre des bains de mer. Ils viennent eux-mêmes les y rejoindre aussi souvent que possible, généralement le samedi pour les quitter le lundi. C'est alors une scène plutôt triste dans chaque maison ; toute séparation d'êtres qui s'aiment est empreinte de mélancolie. Le père, l'époux, voudrait bien prolonger son séjour au milieu des siens : mais le devoir l'appelle ailleurs ; il faut gagner le pain de la famille.
Source : Gallica

Bertrand Cothonay Souvenir de Do-Son (1903)

Ce jour-là, c'est la fête par excellence à dix lieues à la ronde et spécialement à Do-Son et dans ses villages, dont la population est estimée à 20.000 âmes.
On se réunit devant la grande pagode du village principal, dédié à l'idole Diem, où un cirque est préparé. Chacun des huit villages a amené un buffle. On lance ces animaux les uns contre les autres, et ils se battent comme des enragés, excités qu'ils sont par les clameurs sauvages de milliers de spectateurs.
Source : Gallica

Bertrand Cothonay Souvenir de Do-Son (1903)

En approchant du Tonkin lorsqu'on arrive de France, on laisse à sa droite les îles Norway, où, la nuit, brille un phare visible à trente milles (56 kilomètres) de distance.
A gauche apparaît bientôt le phare à feu tournant blanc de l'ilot Hon-Dau, visible à dix-sept milles, séparé du continent par un étroit bras de mer. Au-delà se profilent des mamelons verdoyants. A leur sommet, à leurs flancs, à leurs pieds, le long de la plage, on peut distinguer des maisons blanches d'Européens. C'est Do-Son, le Trouville d'Extrême-Orient.
Source : Gallica

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