Bertrand Cothonay, Souvenir de Do-Son (1903)
“ C'est à Do-Son que, pendant le terrible été du Tonkin, les fonctionnaires et les colons fortunés envoient leurs femmes et leurs enfants respirer la brise et prendre des bains de mer. Ils viennent eux-mêmes les y rejoindre aussi souvent que possible, généralement le samedi pour les quitter le lundi. C'est alors une scène plutôt triste dans chaque maison ; toute séparation d'êtres qui s'aiment est empreinte de mélancolie. Le père, l'époux, voudrait bien prolonger son séjour au milieu des siens : mais le devoir l'appelle ailleurs ; il faut gagner le pain de la famille. ”
