Résumé

Portrait de Louis Nouët Louis Nouët Excursion chez les Moïs de la frontière nord-est (1885)

A cela, je ferai observer que quiconque va dans nos cantons moïs est persuadé qu'ils sont misérables et insuffisamment nourris. Dans ces conditions, une race disparaît lentement; il vaut mieux, si cette population est destinée à succomber, qu'elle meure en luttant, même à armes inégales; du reste, les choses pourront n'en pas venir là. Peut-être la lutte pour l'existence développera-t-elle chez ces sauvages une force de résistance aujourd'hui inconnue et qui n'attend qu'une occasion de se révéler.
Source : Gallica

Portrait de Louis Nouët Louis Nouët Excursion chez les Moïs de la frontière nord-est (1885)

Au bout de ce temps, les Moïs abandonnent ces abris éphémères et vont vivre un peu plus loin. La manière dont ils se procurent leur alimentation est le premier obstacle à toute culture matérielle et morale. Chassés de leur coin de forêt quand, après l'avoir détruit par le feu, ils ont retiré du sol pendant trois ans un riz très médiocre, ils vont continuer sur un autre point leur oeuvre de dévastation, et, pour toute trace de leur installation antérieure, ils laissent d'immenses troncs calcinés qui se dressent tristement sur l'emplacement de la forêt détruite.
Source : Gallica

Portrait de Louis Nouët Louis Nouët Excursion chez les Moïs de la frontière nord-est (1885)

C'est là, évidemment, l'avenir pour ces peuplades si intéressantes : l'agriculture améliorera leur état social encore plus que leur état matériel. Des conseils et au besoin une surveillance sévère, mais éclairée, les feront renoncer à leur vie nomade et se fixer dans les terrains fertiles où le riz poussera tous les ans et où ils pourront vivre sans crainte du lendemain. Il conviendrait aussi de protéger efficacement les Moïs contre les voleurs annamites et chinois qui pourront être tentés de voler leurs buffles et leurs récoltes.
Source : Gallica

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