Résumé

Un Souvenir de la persécution dans la mission de Cochinchine orientale… (1889)

Nous sommes dans le pays des Ourang-Gloai, des sauvages à bétel comme disent les Annamites. Ici, le bétel loin d'être une humble liane comme dans la plaine où elle demande beaucoup de soins, monte jusqu'au sommet des plus grands arbres, et cela sans aucune culture. Le sauvage va en cueillir les feuilles avec autant d'adresse que les singes, puis les porte dans la plaine et les échange pour du sel. Ces Ourang-Gloai se rapprochent beaucoup des Cham dont ils parlent la langue, leurs maisons sont petites, mais élevées sur pilotis.
Source : Gallica

Un Souvenir de la persécution dans la mission de Cochinchine orientale… (1889)

Je défends à mes hommes de forcer aucune case, et tout abattu, je me laisse aller au découragement. Nous mourrons tous ensemble, mais au moins serait-il mieux de nous retirer dans les bois. Quand tout semble perdu du côté des hommes, c'est ordinairement l'heure de la Providence : je confie à Dieu le soin de nous conduire, faisant le voeu de célébrer neuf messes en l'honneur de la sainte Vierge, si nous pouvons arriver sains et saufs jusqu'à Saïgon, et neuf autres au Sacré-Coeur si mes chrétiens échappent au massacre.
Source : Gallica

Un Souvenir de la persécution dans la mission de Cochinchine orientale… (1889)

Croyant le tigre sur nous, chacun de faire un saut et de saisir les fusils. Heureusement, il n'y a rien ; de la part du petit, c'est la peur des jours précédents et la crainte exagérée du tigre. Au lever du soleil, on se met en marche dans la direction du couchant. Au moment de quitter le fleuve, mon serviteur brise en glissant notre unique bouteille de vin ; il en reste une autre vide qu'il remplit d'eau claire, et en route vers les rives du La-Nga, vers les sauvages. En d'autres circonstances j'eusse été gai, mais nous voyageons silencieux comme des trappistes
Source : Gallica

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