Résumé

Ernest-Albert Brière Notes sur les Moïs du Binh-Thuan et du Khanh-Hoa (1889)

Les fermiers, connus sous le nom de Thong-dich dans le Binh-thuan, de Thu-ngu et Thua-bien dans le Khanh-hoa fixent, à leur gré, le prix des marchandises et du sel qu'ils fournissent aux Moïs et réalisent des bénéfices exorbitants. Grâce à leur privilège, ils sont les maîtres du trafic au pays des Moïs, dont ils peuvent autoriser ou défendre l'accès à leur fantaisie.
Source : Gallica

Ernest-Albert Brière Notes sur les Moïs du Binh-Thuan et du Khanh-Hoa (1889)

MOÏS CHURU
Les Churu et les Coho, sur les hauts plateaux et dans le bassin du Donnai (trois journées de marche de Phan-rang) forment les cantons de Ninh-gia et de Thu-tra et relevaient jadis de Phan-ri.
Les Churu se rapprochent beaucoup du type de la race Cham avec laquelle ils ont dû se mélanger.
Presque seuls des tribus Moïs, ils sont sédentaires, font des rizières permanentes, possèdent des animaux de labour et des instruments aratoires ; l'influence Cham est chez eux prépondérante, et c'est à elle certainement qu'ils doivent ce degré d'avancement relatif dans leur situation agricole.
Source : Gallica

Ernest-Albert Brière Notes sur les Moïs du Binh-Thuan et du Khanh-Hoa (1889)

Il s'est ainsi formé aux environs de Binh-nguyen un véritable repaire de gens sans aveu, adonnés passionnément à l'opium, capables de tout, et dont la présence n'a pas peu contribué à la réputation d'insécurité et de pays mal famé dont jouit la vallée de Ninh-hoa.
Ainsi donc le trafic s'opère, soit directement par les Moïs qui viennent avec des chevaux de bât ou des éléphants chargés des produits d'échange, soit par les agents des fermiers qui ne reculent pas devant l'ascension des montagnes, et poussent vers l'Ouest jusqu'à 7 et 10 journées de marche.
Source : Gallica

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