Claudius Madrolle,
De Saïgon à Tourane. La Route mandarine du Sud-Annam…
(1926)
“ Le siège dura plus d'un an et demi. Vers la fin de juin 1801, toutes les provisions étant épuisées, les chevaux et les éléphants mangés, Vu-tinh, las d'espérer, ne pouvant plus garder la citadelle, mais refusant toujours de la rendre, avait fait élever une tour octogonale en bois qu'il avait fait garnir de poudre; revêtu de ses habits de cérémonie, il y pénétra et se fit sauter. A cette nouvelle, le roi pleura : « Vu-tinh, dit-il, a été fidèle jusqu'à la mort. L'antiquité ne nous offre pas d'exemple d'un dévouement comparable au sien. » ”
