Résumé

Camille Paris Voyage d'exploration de Hué en Cochinchine… (1889)

On ne rencontre pas une case jusqu'au tram de Hoà-huynh où nous arrivons à 10 heures. La route est mauvaise, sablonneuse, sans ombrage, sans ruisseau, semée de flaques d'eau et de crevasses; les arbustes et les arbres sont rabougris : c'est la nature dans ce qu'elle a de plus désolant.
Le surveillant écrasait ses ampoules sans se plaindre, mais il tirait involontairement la jambe, et il consentit, après quelques réticences, à partager ma monture.
Nous ne pouvons trouver d'eau potable ni d'herbe pour le cheval, pas plus au tram qu'à Nuôc-sôn, le village voisin.
Source : Gallica

Camille Paris Voyage d'exploration de Hué en Cochinchine… (1889)

Alors apparaît aux pieds du voyageur le village d'Ang-cô, avec ses cases de torchis grosses comme des jetons et la lagune entière, irisée par la réfraction du soleil sur les bancs de sable qui se trouvent sous l'eau à différentes profondeurs et qui font prendre à l'onde une teinte d'opale. Deux ou trois voiles de pèche glissent sur les eaux tranquilles. Au fond, le col de Phu-gia coupé par une ligne grisâtre qui est la route mandarine.
Retournons-nous. Voici une pagode ombragée par des pins gigantesques. La vue s'arrête tout d'abord sur une niche
Source : Gallica

Camille Paris Voyage d'exploration de Hué en Cochinchine… (1889)

Le genre de vie des Annamites et l'excessive simplicité de leur costume national donnent à penser que les idées sur la décence et le désir de se parer ont eu moins de poids que l'inégalité des saisons sur le mobile qui les a poussés jadis à se vêtir. Leur coquetterie ne se manifeste que dans les accessoires et pour les hommes dans les objets tels que la pipe à eau, la boîte à bétel et le crachoir qui appartiennent plus à la maison qu'au costume et qu'un boy porte à leur suite lorsqu'ils vont en visite.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature