Route mandarine

Définition et enjeux

Portrait de Lucien de Reinach Lucien de Reinach Lettres d'Indochine : 1893-1899 (19..)

La route que l'on suit a deux mètres cinquante à trois mètres de largeur ; c'est la grande route mandarine qui, partant de Saïgon, passe par Hué, Hanoï, Lang-Son, pour aboutir en Chine. Il n'y a que fondrières, l'une après l'autre ;
les charrettes ne peuvent plus avancer, les unes se cassent, les autres se renversent ; on fait à peine deux kilomètres à l'heure et pendant toute la route, qui est de toute beauté, l'on se demande avec anxiété où est le tracé du chemin de fer.
Il est vrai que de temps en temps, on aperçoit un coin de forêt débroussaillé, un bout de talus ou bien un remblai.
Source : Gallica

Hermann Norden A travers l'Indo-chine (1931)

Le rôle que joue la Route Mandarine dans la partie orientale de l'Indo-Chine française, est le même que celui du fleuve Mékong dans la région occidentale. Toutes les villes importantes du Laos se sont établies sur ses rives et ses eaux servent de grande route en dépit des dangers qu'elles offrent à la navigation. Mais, plus encore, il est l'un des grands fleuves de l'Asie. Avant d'arriver à Luang Prabang, il a déjà parcouru 2 000 milles depuis ses origines mystérieuses dans les montagnes du Thibet et il en a encore un millier à parcourir avant de se perdre dans la Mer de Chine.
Source : Gallica

J. Brien De Qui-nhon en Cochinchine. Explorations dans le Binh-Thuan… (1893)

Or la route mandarine, courant presque parallèlement entre la chaîne de montagnes et la mer, fait forcément barrage à l'écoulement des eaux. Les ponts, quoi que l'on fasse, seront toujours notoirement insuffisants pour le débit, et il ne faudrait pas moins qu'un immense viaduc franchissant toutes les plaines basses pour éviter l'envahissement de la route par les grandes crues.
Source : Gallica

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