Chrétien-Louis-Joseph de Guignes, Voyages à Péking, Manille et l'Île de France… (1808)
“ L'étranger qui, des extrémités de l'univers, se trouve transporté dans les vastes cours du palais de Peking, lorsqu'il jette les yeux sur cette quantité de galeries, de portiques et de salles immenses, rangées dans un ordre suivi et régulier ; lorsqu'il traverse ces murailles épaisses, qu'il considère ces portes qui constamment fermées ne s'ouvrent que pour l'empereur ; l'étranger, dis-je, ne peut se défendre d'une certaine admiration, sur-tout s'il vient à réfléchir que tout ce qu'il a devant les yeux ne ressemble en rien à tout ce qu'il a vu, à tout ce qu'il a admiré jusqu'alors. ”
