Chrétien-Louis-Joseph de Guignes

Élements biographiques

Chrétien-Louis-Joseph de Guignes Voyages à Péking, Manille et l'Île de France… (1808)

L'étranger qui, des extrémités de l'univers, se trouve transporté dans les vastes cours du palais de Peking, lorsqu'il jette les yeux sur cette quantité de galeries, de portiques et de salles immenses, rangées dans un ordre suivi et régulier ; lorsqu'il traverse ces murailles épaisses, qu'il considère ces portes qui constamment fermées ne s'ouvrent que pour l'empereur ; l'étranger, dis-je, ne peut se défendre d'une certaine admiration, sur-tout s'il
vient à réfléchir que tout ce qu'il a devant les yeux ne ressemble en rien à tout ce qu'il a vu, à tout ce qu'il a admiré jusqu'alors.
Source : Gallica

Chrétien-Louis-Joseph de Guignes Voyages à Péking, Manille et l'Île de France… (1808)

Si l'on veut faire du commerce en France, et qu'il soit profitable, si l'on veut établir des compagnies pour les pays où elles sont nécessaires, il ne faut pas écouter des gens qui parlent du commerce sans l'avoir fait, ou sans en avoir la plus légère idée ; il ne faut pas s'adresser aux armateurs des ports, dont les intérêts particuliers sont et seront toujours en opposition avec les intérêts de l'État ; il faut consulter des personnes impartiales, qui aient voyagé, qui connoissent le commerce en grand et la manière de le faire avantageusement pour la France.
Source : Gallica

Chrétien-Louis-Joseph de Guignes Voyages à Péking, Manille et l'Île de France… (1808)

Tels ont dû être, et tels ont été en effet les résultats de la réflexion et de l'expérience chez les Chinois. Peu de nations ont fait autant pour l'établissement et la prospérité du commerce intérieur. Chaque province échange sans peine ses productions avec celles des provinces les plus éloignées ; et des extrémités de l'empire, un marchand peut arriver à Peking sans quitter une fois le bateau dans lequel il s'est embarqué d'abord.
Source : Gallica

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