Résumé

Portrait de Edmond Jurien de La Gravière Edmond Jurien de La Gravière Voyage en Chine et dans les mers et archipels de cet empire pendant les années 1847-1848-1849-1850… (1854)

Il était trois heures du soir, le vent continuait de nous seconder, et nous avions l'espoir d'atteindre, avant le
coucher du soleil, la rade de Nafa, bassin profond et sûr auquel une ceinture de récifs, brisée en trois endroits, donne accès par le nord, par le sud et par l'ouest. Déjà les deux îles basses qui s'étendent en travers du canal, et qu'il faut dépasser pour se rendre devant le port d'Ounting, se dessinaient vaguement à l'horizon, quand la brise du sud-est cessa subitement de gonfler nos voiles.
Source : Gallica

Portrait de Edmond Jurien de La Gravière Edmond Jurien de La Gravière Voyage en Chine et dans les mers et archipels de cet empire pendant les années 1847-1848-1849-1850… (1864)

La Grèce et la Provence ont aussi ces longues chaînes de montagnes arides et dévastées, ces îlots épars, ce ciel d'un bleu mat et dur, cet aigre mistral qui faisait ployer notre corvette sous ses soudaines rafales; mais, dès que la baie à laquelle l'amiral Anson a imposé son nom se déploya devant nous entre la pointe de Chuen-pi et celle d'Anung-hoy, les bords du fleuve nous offrirent un de ces spectacles étranges qui, sur les côtes du Céleste Empire, rappellent si souvent au voyageur l'espace qu'il a franchi et la distance qui le sépare de notre hémisphère.
Source : Gallica

Portrait de Edmond Jurien de La Gravière Edmond Jurien de La Gravière Voyage en Chine et dans les mers et archipels de cet empire pendant les années 1847-1848-1849-1850… (1854)

Entre l'enceinte de Macao et ces populeux villages, autour des jardins consacrés à la culture de l'igname, du pe-tsai ou des patates sucrées, quelques touffes de bambou épargnées par les typhons font encore flotter, comme de vertes banderoles, les longues feuilles attachées à leurs tiges flexibles ; l'hibiscus mêle aux fragiles rameaux du ricin ses feuilles sombres et ses corolles cramoisies. Plus loin, un peu au delà des limites marquées par la barrière chinoise, le pin de Norvége couvre d'un chétif ombrage quelques dunes de sable que les vents ont amoncelées sur le bord de la mer.
Source : Gallica

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