Lucien de Reinach,
Lettres d'Indochine : 1893-1899
(19..)
“ La route que l'on suit a deux mètres cinquante à trois mètres de largeur ; c'est la grande route mandarine qui, partant de Saïgon, passe par Hué, Hanoï, Lang-Son, pour aboutir en Chine. Il n'y a que fondrières, l'une après l'autre ; les charrettes ne peuvent plus avancer, les unes se cassent, les autres se renversent ; on fait à peine deux kilomètres à l'heure et pendant toute la route, qui est de toute beauté, l'on se demande avec anxiété où est le tracé du chemin de fer. Il est vrai que de temps en temps, on aperçoit un coin de forêt débroussaillé, un bout de talus ou bien un remblai. ”
