Paul Réveillère,
Le Haut-Mékong ou le Laos ouvert…
(1889)
“ Souvent le courant ronge la berge là où un arbre vigoureusement implanté enlace un rocher de puissantes racines, il résiste alors, en pleine eau, d'une façon surprenante, aux violences du flux qui monte à l'assaut, en amont, le long de son écorce et se creuse en aval d'un sillon fixe et profond. En certains endroits, le fleuve est un vrai taillis, taillis immergé de plusieurs mètres pendant la crue, de sorte qu'à cette époque les jonques passent au-dessus, comme un ballon au-dessus d'une forêt. ”
