Louis de Carné,
Exploration du Mékong. — I. — Les ruines d’Angcor et les rapides de Khon
“ A partir de Stung-Treng, le désert se fait sur les rives. Pas une case n’indique la présence de l’homme. Le fleuve et la forêt sont intimement unis l’un à l’autre, et l’on n’entend que le bruit du vent dans les hautes branches des arbres ou le mugissement des eaux autour des racines. Quelques rares montagnes se montrent de loin en loin à l’horizon, et nous distinguons même bientôt les collines de Khon. Les îles se multiplient à l’infini; nous avançons lentement au milieu d’elles, et nos bateliers, qui ne s’égarent jamais dans ce dédale, font halte enfin à l’entrée du lit d’un torrent. ”
