Résumé

L.-M. de Carné Les forêts d’Attopée, les sauvages et les éléphans

Je ne me suis pas assuré du fait à Bassac ; mais je connais au Cambodge tel village dont la corvée consiste à fournir des cornacs aux éléphans royaux, et tel autre qui est imposé d’un certain nombre de boxeurs. Le soir, des fusées partirent de tous côtés, des bambous chargés de poudre produisirent de violentes détonations, des lampions flottans abandonnés au courant du fleuve scintillèrent dans l’eau comme des étoiles tombées, et de grands radeaux illuminés, véritables bateaux de feu, descendirent sans pilote, tournant sur eux-mêmes à chaque tourbillon.
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L.-M. de Carné Les forêts d’Attopée, les sauvages et les éléphans

Le véritable esclavage dans toute l’horreur du mot, l’esclavage sans autre cause qu’une indigne capture, sans autre issue que la mort ou l’évasion, n’est appliqué qu’aux sauvages. Ceux-ci, tombés dans un piège ou forcés comme des bêtes fauves par les chasseurs d’hommes, sont arrachés à leurs forêts, enchaînés et conduits sur les places principales du Laos, de Siam et du Cambodge. A Pnom-Penh, la capitale actuelle de ce dernier royaume, ils sont particulièrement recherchés et payés plus cher que les esclaves de race annamite ou cambodgienne.
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L.-M. de Carné Les forêts d’Attopée, les sauvages et les éléphans

Un mandarin siamois, collecteur d’impôts, qui s’y trouvait en même temps que nous, s’empressa de nous rendre visite, et se montra fort reconnaissant d’une pipe en terre que lui offrit le chef de l’expédition et dont le fourneau représentait une tête de zouave. La rivière d’Attopée est fort jolie et rappelle certaines rivières de France. Elle coule rapide entre des forêts magnifiques et presque inhabitées. Nos légères pirogues, emportées sans bruit par le courant, n’effrayaient pas les animaux sauvages qui venaient au bord de l’eau chercher la fraîcheur et l’ombre.
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