Résumé

B Marrot Exposition de Lyon, 1894. Section cambodgienne… (1894)

Une année un Mandarin fit le pari d'arriver à Saïgon avant le bateau à vapeur des messageries qui fait le service entre Phnôm-Penh et Saïgon ; le voyage dura deux jours, mais la pirogue fut à Saïgon six heures avant le vapeur.
Le Roi assiste aux joutes avec toute sa suite sur une jonque; après chaque course, les rameurs viennent le saluer. Le soir une centaine de barques ornées de lanternes chinoises multicolores, montées par des chanteurs, des chanteuses et des musiciens, viennent passer devant l'estrade au milieu des feux d'artifices qui éclairent tout le fleuve.
Source : Gallica

B Marrot Exposition de Lyon, 1894. Section cambodgienne… (1894)

Pour en terminer avec le respect dû au Roi, je mentionnerai une coutume peu connue de ceux qui n'ont pas habité le Cambodge. Elle consiste, pour les indigènes, à se prosterner et à ramper à quatre pattes toutes les fois qu'ils sont en présence de leur souverain. A peine ce dernier apparaît-il dans les rues, soit à pied soit en voiture, qu'immédiatement, sur tout le parcours de son passage, hommes, femmes, enfants, tous se prosternent la face contre terre et attendent qu'il soit déjà loin pour oser relever la tête.
Source : Gallica

B Marrot Exposition de Lyon, 1894. Section cambodgienne… (1894)

Sauf la langue, et encore la langue générale, car les titres et les mots qui sont employés à la cour sont les mêmes ainsi que les prières, le royaume du Cambodge et le royaume du Siam présentent une grande analogie. Toutes les cérémonies et les fêtes se font de la même manière dans les deux pays. On reconnaîtrait les Siamois à leur allure molle et paresseuse ; les Cambodgiens auraient l'air moins servile. Ils sont grands, bien musclés ; ils ont le nez un peu camard, les pommettes des joues saillantes et le regard doux, quant à leur coiffure elle mérite une mention particulière.
Source : Gallica

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