Isabelle Massieu,
Revue des Deux Mondes
“ On ne sort d’un rapide que pour en retrouver un autre ; souvent, un bruit de tourbillon s’élève, à l’improviste, au-dessus d’obstacles invisibles. Et ces piroguiers, qui, chaque soir, ont fumé l’opium avant de s’endormir, retrouvent devant l’obstacle une précision, une rapidité de coup d’œil absolument admirables et presque rassurantes, même pour une femme qui se sent peu d’héroïsme en face des périls nautiques. Il faut les voir, ces grands enfans, se jouant et luttant avec le fleuve terrible, et, dès qu’ils ont vaincu, riant comme l’enfant heureux du succès de son jeu. ”
