Résumé

Alfred Raquez Pages laotiennes. Le Haut-Laos… (1902)

Sur le toit de la pagode, un bonze arrange les tuiles protectrices. La chaleur commence à peser. Un bonzillon va prendre le grand parasol rouge qui protège le bouddha du temple et s'en sert pour abriter le prêtreouvrier.
Au pied de la muraille, une dizaine de jeunes filles gâchent du mortier dans un tronc d'arbre creux. Elles se procurent du boun, du mérite.
Quelques unes sont gentilles tout plein et s'amusent comme des gamines qu'elles sont. Sous l'ombrage du banian séculaire, couvert d'exvotos, le spectacle ne manque pas de charme.
Source : Gallica

Alfred Raquez Pages laotiennes. Le Haut-Laos… (1902)

Pour le moment, chaque fusée horizontalement placée sur un échafaudage portatif exécute une promenade-danse autour de la pagode au son des tamtams, des gongs, des cymbales et des khènes. Les porteurs
font en effet tressauter à chaque pas l'échafaudage ; le flexible et long bambou ondule et vibre; les pendeloques lancent des feux; un pantin fort bien agencé, mû par une ficelle, agite bras et jambes sur le haut de la fusée, abrité par une ombrelle européenne. Des poètes qui les accompagnent chantent la gloire de leur muong. Et tout le monde sautille à chaque pas!
Source : Gallica

Alfred Raquez Pages laotiennes. Le Haut-Laos… (1902)

Mais voici les Kho, vrais Bretons avec la petite veste au plastron brodé, leur turban étroit enroulé en couronne, un long effilé garni de verroteries descendant du cou jusqu'aux reins.
Etranges surtout les femmes que nous voyons de plus près et moins eauvages que sur le marché de Muong Sing, avec leurs cheveux à la Cléo, leur courte veste semée de coquillages cousus et leur plus courte jupe qui laisse à découvert d'un coté le nombril, de l'autre la naissance de la croupe, leurs molletières informes à jarretières de perles emprisonnant des bas de jambe d'apparence mal modelés.
Source : Gallica

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