Résumé

Albert Morice Voyage en Cochinchine pendant les années 1872-73-74 (1876)

C'est grâce au Buffle que l'Indo-Chinois vient à bout de cette difficile et dangereuse culture. De fait, le Buffle et le seul Ruminant domestique de la basse Cochinchine; les petits Boeufs à bosse, qui traînent certains véhicules et fournissent la seule viande de boucherie que nous ayons, viennent du Cambodge ; ils sont très-rares dans notre colonie même, dont le climat, trop humide pour eux, convient au contraire admirablement au Buffle. Mais cette énorme brute, aux cornes immenses, qui obéit si docilement aux ordres d'un gamin annamite, est une bête fauve pour nous.
Source : Gallica

Albert Morice Voyage en Cochinchine pendant les années 1872-73-74 (1876)

D'énormes Calaos noirs et jaunes poussaient cependant leur cri énergique et guttural au-dessus de nos têtes, mais ils fatiguèrent notre poursuite et nous laissâmes le soin de cette chasse à l'interprète annamite qui, nu-pieds, pouvait bien mieux que nous suivre à travers les roches les différents Oiseaux. Nous allâmes dîner. De la salle du festin, nous voyions le panorama d'une grande partie de la plaine cochinchinoise qui se déroulait devant nous, avec ses marais, ses bois et ses innombrables canaux ; c'était un spectacle véritablement grandiose.
Source : Gallica

Albert Morice Voyage en Cochinchine pendant les années 1872-73-74 (1876)

Enfoncés jusqu'aux hanches dans la boue bleue de leur champ, hommes, femmes et buffles cheminent sans dégoût à travers cette vase dont la vue et l'odeur soulèvent à bon droit le coeur de l'étranger. Des Batraciens innombrables, des Serpents et même des Poissons vivent au milieu des touffes de la graminée, et c'est un spectacle qui surprend d'abord que celui d'un Annamite pêchant au milieu de sa rizière.
Source : Gallica

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