Henri Danguy, Le Nouveau Visage de la Cochinchine (1929)
“ Cet après-midi-là, j'ai vu le vrai Cholon, celui qui ravitaille le monde en riz, la Cochinchine en cochons, en canards et en alcool. C... m'a emmené, par le quai de l'arroyo chinois, et par des ponts invraisemblables, à Binh-Tay, à Rachcat, à Binh Dong. Plus de regards équivoques aggravés par les reflets des plateaux, des chandeliers, des brûleparfums, des gongs de cuivre, et les luisances discrètes des porcelaines. Plus d'ombres inaffirmées dans un jour filtré par les vitrines et les stores. Rien que des affirmations : du soleil et de la nuit ; d'un côté, la route, l'arroyo, les champs ”
