Résumé

M. Robert La Cochinchine orientale. Monographie de la province de Biênhoa… (1924)

Au Nord et à l'Est, au delà de la Lagna dont on aperçoit à peine le filet d'argent, au delà du Donaï plus lointain encore, s'élèvent les derniers contreforts du Plateau central. Leurs chaînons parallèles et assez élevés surgissant de la masse sombre des forêts qu'on distingue à leur pied, font un beau cadre à ces savanes désolées où les véritables maîtres du sol sont, bien plus que les quelques Mois des bords de la Lagna, les buffles et les éléphants en troupeaux que l'on aperçoit fort bien avec la lunette installée au poste de Vo-dat, errant à travers ces solitudes.
Source : Gallica

M. Robert La Cochinchine orientale. Monographie de la province de Biênhoa… (1924)

C'est une dégénérescence de la forêt-tallis. C'est un mélange de forêt-taillis rabougrie, d'herbe paillote, de bambouseraie, de plantes herbacées, de roseaux divers. Elle se piésenle aussi sous forme d'un épais et continu fourré d'herbe paillote ou « tranh ». Haute de 5 à 6 pieds, cette herbe pousse aussi dru que le gazon d'une pelouse. Ses brins, larges et compacts sont d'un jaune verdàtre et leur épi argenté miroite doucement au soleil. De cette nappe impénétrable, repaire du tigre, de la panthère et des cerfs, émerge un taillis rabougri, tordu, emmêlé de bambous et de lianes.
Source : Gallica

M. Robert La Cochinchine orientale. Monographie de la province de Biênhoa… (1924)

Plus bas, au Sud-Est, c'est la vaste terrasse appelée plateau de Con-minh, que traverse la route de Xuan-loc à Baria. L'horizon se dégage alors largement. La forêt fait place à une steppe herbeuse, battue des vents, et qui étale à perte de vue sa surface déserte. Paysage désolé, mais captivant dans sa simplicité mélancolique, le soir surtout, aux lueurs ardentes du crépuscule.
Source : Gallica

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