Concession forestière

Définition et enjeux

Lucien Chancerel,  Traité pratique de sylviculture… (1920)

“ A la fin du XVIIIe siècle, aménager les forêts signifiait déterminer l'âge auquel on doit les couper. On peut donc juridiquement définir l'aménagement: l'art de régler l’exploitation d’une forêt en la divisant en coupes et en déterminant l’âge des coupes.
L’aménagement, qui est l’art de régler l’exploitation d’une forêt, suppose que les bois sont coupés à l’âge d’exploitabilité.
L’usufruitier d’une forêt, abstraction faite de l’État et des communes considérés comme usufruitiers, devra généralement exécuter ses exploitations en se conformant aux règles de l’exploitabilité commerciale.
”
Source : Gallica

Jules Clavé,  Revue des Deux Mondes

“ En France, on a compris depuis longtemps l’avantage de la vente sur pied, et tous les ans l’administration forestière met en adjudication les coupes à effectuer dans les forêts domaniales. Dans quelques cas exceptionnels, il y a même avantage à vendre ces coupes à l’avance, et en bloc, pour un certain nombre d’années successives. C’est ce qui arrive quand les travaux d’exploitation nécessitent des capitaux considérables que les produits d’une seule année ne pourraient rembourser. ”
Source : Wikisource

Jules Clavé,  Études d’économie forestière

“ L’adjudicataire, maître de façonner ces bois à son gré, tend naturellement à satisfaire les besoins les plus urgens, parce qu’il doit lui-même y trouver son avantage. Cette marche, actuellement suivie dans les forêts domaniales, restreint donc l’action de l’état dans les limites où elle est nécessaire, c’est-à-dire la conservation et la bonne exploitation des forêts, mais elle abandonne avec raison à l’industrie particulière le soin de débiter la matière ligneuse suivant les exigences de la consommation. ”
Source : Wikisource

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