Résumé

Théophile Ducrocq Traités des édifices publics d'après la législation civile… (1865)

L'État propriétaire est soumis au droit commun; son droit de propriété s'incline comme tout autre devant les exigences de l'intérêt général; qu'il le veuille ou non, il est exproprié! Ce n'est pas une aliénation volontaire, comme la vente, la concession et l'échange, où le consentement du propriétaire doit être donné. C'est une aliénation forcée, pour laquelle le consentement du propriétaire n'est pas utile, et la loi d'autorisation dont on parle ne serait autre chose que le consentement donné à l'expropriation par les représentants de l'État.
Source : Gallica

Théophile Ducrocq Traités des édifices publics d'après la législation civile… (1865)

La loi même du 1er juin 1864 fournit la preuve la plus saisissante de cette vérité, que la nécessité d'une loi pour aliéner un bien domanial n'est autre chose qu'une condition de son aliénation, une des formes consacrées pour manifester la volonté de la nation propriétaire.
Les immeubles d'une valeur estimative supérieure à un million, qui ne peuvent être vendus qu'en vertu d'une loi, ne sont pas moins aliénables, ne sont pas moins dans le domaine de l'État et dans le commerce, que les immeubles d'une valeur moindre, dont la vente est permise par cette loi sans intervention législative.
Source : Gallica

Théophile Ducrocq Traités des édifices publics d'après la législation civile… (1865)

Les chemins, routes et rues à la charge de la nation, les fleuves et rivières navigables ou flottables, les rivages, lais et relais de la mer, les ports, havres et rades, les portes, murs, fossés et remparts des places de guerre et des forteresses sont, par leur nature, des dépendances nécessaires du domaine public; ils sont inaliénables tant qu'ils conservent cette destination et conséquemment imprescriptibles, car la prescription est un moyen d'aliénation.
Source : Gallica

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