Résumé

Anatole Bérard des Glajeux De l'aliénation et de la prescription des biens de l'État… (1859)

Or, n'y a-t-il pas des choses dont les particuliers ne peuvent disposer et qui se rapportent à l'État comme à leur fin, les chemins, les rivières, les remparts, les vaisseaux, les armes? Ces objets doivent être dans la main de l'État; à vrai dire, il n'en est pas propriétaire, car ils échappent par leur nature même à la propriété, et l'État n'a sur eux qu'un pouvoir d'administration dans l'intérêt de tous les membres de la société ; mais ce droit, quel qu'il soit, découle naturellement de la souveraineté : les choses qui en font l'objet ne sont ni aliénables ni prescriptibles.
Source : Gallica

Anatole Bérard des Glajeux De l'aliénation et de la prescription des biens de l'État… (1859)

DE L'ALIÉNATION
ET DE
LA PRESCRIPTION DES BIENS DE L'ÉTAT
DES COMMUNES ET DES ÉTABLISSEMENTS PUBLICS.
INTRODUCTION
L'État, les Communes et les Établissements publics sont soumis à des règles spéciales qui tiennent aux principes les plus élevés du droit public.
Dans le droit privé, la liberté est la loi des conventions.
L'homme est naturellement libre de s'engager au gré de sa volonté, sans observer d'autres règles que celles qui résultent des principes éternels de la morale. Mais il en est autrement des êtres collectifs dont la personnalité n'existe qu'en vertu d'une fiction de la loi.
Source : Gallica

Anatole Bérard des Glajeux De l'aliénation et de la prescription des biens de l'État… (1859)

L'Etat est donc un être moral qui résume l'universalité des habitants d'un pays. C'est la personnification la plus élevée de la nation dans les relations du corps social avec chacun de ses membres et des membres avec le corps social. L'Etat représente la masse par rapport aux individus, l'intérêt public par rapport aux intérêts privés, un être éternel et immuable, par rapport aux individus mortels et passagers.
Source : Gallica

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