Anatole Bérard des Glajeux, De l'aliénation et de la prescription des biens de l'État… (1859)
“ Or, n'y a-t-il pas des choses dont les particuliers ne peuvent disposer et qui se rapportent à l'État comme à leur fin, les chemins, les rivières, les remparts, les vaisseaux, les armes? Ces objets doivent être dans la main de l'État; à vrai dire, il n'en est pas propriétaire, car ils échappent par leur nature même à la propriété, et l'État n'a sur eux qu'un pouvoir d'administration dans l'intérêt de tous les membres de la société ; mais ce droit, quel qu'il soit, découle naturellement de la souveraineté : les choses qui en font l'objet ne sont ni aliénables ni prescriptibles. ”
