Résumé

Portrait de Stéphen Liégeard Stéphen Liégeard De l'origine, de l'esprit et des cas d'application de la maxime "le partage est déclaratif de propriété"… (1855)

Peut-on argumenter, par analogie, d'une législation à l'autre? C'est oublier l'interversion opérée par les juristes du moyen-âge dans les règles du partage. Sans doute, encore chez nous comme dans les compilations du Bas-Empire, existe la prohibition absolue de l'aliénation ou de l'hypothèque des immeubles constitués en dot (art. 1554) . A ce titre, le partage ne pourrait être provoqué par le mari, si le partage était une aliénation. Mais nous avons vu ce contrat revêtir la forme déclarative, la fiction se substituer à la réalité des principes du droit romain.
Source : Gallica

Portrait de Stéphen Liégeard Stéphen Liégeard De l'origine, de l'esprit et des cas d'application de la maxime "le partage est déclaratif de propriété"… (1855)

L'idée de la propriété était née avec l'homme : l'idée du partage se développa presque parallèlement, comme le complément naturel et indispensable de la première.
Le partage émanant du droit naturel, que restet-il à la loi civile? A en établir le caractère, à en déterminer les effets.
Essayons d'abord, indépendamment de tout système préconçu, en dehors de toute législation positive, de pénétrer la nature vraie de ce contrat. Tant que l'indivision subsiste entre les divers copropriétaires, les droits de chacun d'eux planent et reposent également sur la totalité de la chose indivise.
Source : Gallica

Portrait de Stéphen Liégeard Stéphen Liégeard De l'origine, de l'esprit et des cas d'application de la maxime "le partage est déclaratif de propriété"… (1855)

Dans le cas de l'adjudication au profit d'un étranger, la licitation, quelque nom qu'elle prenne, n'est autre chose qu'une vente consentie par la masse des cohéritiers à l'adjudicataire; or, il est de règle, dans le contrat de vente, que l'acheteur reçoive l'immeuble vendu dans l'état où il se trouve entre les mains de son vendeur, c'est-à-dire accompagné de toutes les hypothèques ou autres droits réels qui le grèvent.
Source : Gallica

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