Résumé

Portrait de Augustin-Charles Renouard Augustin-Charles Renouard Du Droit industriel dans ses rapports avec les principes du droit civil sur les personnes et sur les choses… (1860)

Plus est haute l'idée qu'on se forme de la justice, plus notre pensée, la transportant du temps à l'éternité, comprend que son égalité suppose l'inégalité des mérites et des démérites, et que la diversité des conditions terrestres ne sera pas la règle du salut à venir. La justice divine, dans son infaillible bonté, réclamera du sauvage, de l'esclave, de l'ignorant, du misérable, de l'enfant, non ce qui leur a été invinciblement caché, mais ce qu'auront comporté la barbarie, l'esclavage, l'ignorance, la misère, l'enfance. La vertu imposée à chacun est celle qui lui est accessible.
Source : Gallica

Portrait de Augustin-Charles Renouard Augustin-Charles Renouard Du Droit industriel dans ses rapports avec les principes du droit civil sur les personnes et sur les choses… (1860)

Toutes les législations interdisent la liberté des conventions contraires aux lois, aux moeurs, à l'ordre public.
La parole, l'écriture, la presse, instruments d'émanation de la pensée, doivent être libres comme elle, mais jamais jusqu'à pouvoir impunément outrager, diffamer, corrompre. Libre dans son culte, on n'est pas libre d'offenser ou d'entraver le culte des autres, ni de semer le scandale.
Nos devoirs envers nous-mêmes et envers autrui, limites que le droit met à notre liberté, se révèlent à nous par l'intuition intime de la conscience, et par leur expression extérieure.
Source : Gallica

Portrait de Augustin-Charles Renouard Augustin-Charles Renouard Du Droit industriel dans ses rapports avec les principes du droit civil sur les personnes et sur les choses… (1860)

L'homme existerait comme une machine s'il se mouvait par une impulsion étrangère à lui ; sa personnalité ne serait pas ; la vie morale et responsable résiderait, non en lui, mais en cette puissance qui agirait sous son enveloppe et par son entremise, et dont il ne serait que le reflet et l'instrument. L'homme est lui, parce qu'il est libre. C'est par l'activité de sa volonté, par sa faculté de choisir entre le bien et le mal, qu'il est l'artisan et le maître de la meilleure part de sa destinée, de celle qui survit aux déceptions et aux incertitudes du bonheur et du malheur terrestres.
Source : Gallica

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