Lucien Boppe

Résumé

Lucien Boppe Traité de sylviculture (1889)

Comme les autres productions de la terre, plus encore que toutes les autres, la production forestière est soumise à des lois qu'on peut méconnaître, mais qu'on ne saurait éluder sans en tarir les sources. En fait, si la forêt se développe sous la seule action des forces qui se meuvent à la surface du globe, son état de végétation est fonction des milieux qui la nourrissent; si les arbres qui la composent s'associent ou s'excluent, c'est pour obéir à des exigences physiologiques.
Source : Gallica

Lucien Boppe Traité de sylviculture (1889)

Ainsi, dans les plaines basses, humides, en terrain d'alluvion profond et fertile, l'aune occupe souvent la plus grande place, avec des frênes, des charmes, des ormes et des chênes pédonculés disséminés dans le peuplement. Parfois les bois tendres se multiplient par drageons et par brins de semence, au point de faire perdre aux cépées une partie de leur importance. L'apect du taillis est alors modifié : on dirait d'une jeune futaie d'essences blanches.
Source : Gallica

Lucien Boppe Traité de sylviculture (1889)

Ainsi encore sur un sol ingrat par sa nature rocheuse ou par sa pente escarpée, le semis complet se fait parfois attendre indéfiniment ; si l'on enlève les arbres avant qu'il y ait de la jeunesse à leur pied, on s'exposera au déboisement progressif. C'est ce qui a lieu sur les blocs de rochers revêtus d'une mousse épaisse maintenue par le couvert, sur des pierres mobiles fixées par les racines des grands arbres, dans les escarpements ou même sur les pentes très raides, où il est impossible de marcher d'un pas assuré, où les graines glissent sur le sol et sont entraînées par les pluies.
Source : Gallica

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