Alexandre Dugré

Résumé

Alexandre Dugré Vers les terres neuves

Transportons ici notre sens des affaires ; soyons des agissants, ne bornons pas notre patriotisme à des applaudissements mutuels, à des critiques de nos rivaux, à des jérémiades en petits comités : les gémissements n’ont jamais rien bâti ; on n’agit sur les faits qu’avec des faits. Napoléon, traçant sur la carte de l’Europe le plan de ses campagnes, disait de ses ennemis : « C’est là que nous les battrons ! » Nous autres, quand il s’agit d’effort national et qu’on en vient à la colonisation, nous disons toujours : « C’est ici que nous serons battus ! »
Source : Wikisource

Alexandre Dugré Vers les terres neuves

Cessons de vivre cinquante ans en arrière, de tirer des plans et de comparer des statistiques : toute construction d’édifice ou de peuple comprend trois choses : le plan, les matériaux, l’exécution. Nous dépensons nos énergies aux plans, personne ne se charge de l’exécution, et ainsi nous laissons perdre les matériaux, ces belles familles qui émigrent. Si nous voulons survivre parmi les hommes pratiques qui s’emparent du Canada, il nous faut être pratiques aussi et nous emparer du sol de notre Québec, par un élan de colonisation à outrance, Pro Deo et Patria.
Source : Wikisource

Alexandre Dugré Vers les terres neuves

Pour peu que les patriotes impuissants de jadis veuillent profiter du vent qui souffle vers les cantons neufs du Transcontinental, et pousser à ses conclusions nécessaires la théorie de l’accroissement de la production agricole et du retour à la terre, un mouvement de colonisation durable et intense peut rajeunir notre province, lancé comme il peut l’être par toutes les catégories de la nation, clergé, gouvernement, classe instruite et peuple, favorisé ensuite par la crise effroyable qui suivra, pour nos ruraux établis en ville, la fermeture des usines de munitions et le retour des soldats.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature