Résumé

Ivanhoë Caron La région de l’Abitibi : terres à coloniser

Le sol de l’Abitibi est excellent, fait de glaise parfois trop pure, sans roche, bien arrosé de rivières et de lacs, sans autres côtes que de légères ondulations qui facilitent l’égouttement. Le défrichement est aisé ; parfois même on n’a pas à bûcher, comme dans les brûlés. La Morandière et Duverny, au nord-est d’Amos, où un explorateur a trouvé « des centaines de lots où l’on peut labourer en arrivant, et si le gouvernement veut ouvrir deux chemins d’une douzaine de milles, pour les relier au Transcontinental, nous mettrons des milliers d’acres en culture dès l’an prochain. »
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Ivanhoë Caron La région de l’Abitibi : terres à coloniser

Non seulement le sol est riche là-bas comme dans les plus fertiles vallées des affluents du Saint-Laurent, mais combien vite il se colonise ! Déjà de tous côtés s’étendent de vastes défrichements, des prairies ou champs de céréales à perte de vue ; de reposantes fermes bordent les rivières et les lacs. Vous dirai-je que de forts villages, jusqu’à une ville, de fait quoique non de droit, s’y étalent en différents endroits.
Et quelle imposante et commode voie ferrée traverse la région, la reliant par ses deux bouts d’un côté à Québec, de l’autre à Winnipeg !
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Ivanhoë Caron La région de l’Abitibi : terres à coloniser

D’après la description qui vient d’être faite de l’Abitibi, il est évident que cette région sera avant longtemps une des parties les plus peuplées et les plus riches de la province de Québec. Ce qui s’accomplit là est tout simplement merveilleux ; la hache du colon taille largement dans la forêt vierge, la charrue ouvre le sol riche et fertile, les paroisses se bâtissent, s’organisent comme par enchantement. Rien n’est laissé au hasard, tout marche d’après une idée préconçue, une méthode déterminée.
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