Résumé

Portrait de Arthur Buies Arthur Buies La province de Québec

En un mot, le pays tout entier est comme sillonné d’un immense réseau de cours d’eau de toutes les dimensions, sans compter les grands tributaires, et d’une multitude infinie de lacs, reliés entre eux par de gracieuses et pittoresques rivières. Rien qu’avec les principaux cours d’eau de la province, on ferait un ruban liquide de plus de dix mille milles ou près de 17 000 kilomètres de longueur.
* * * L’action des courants a contribué à établir une grande inégalité dans l’aspect et la formation des deux rives nord et sud du fleuve Saint-Laurent.
Source : Wikisource

Portrait de Arthur Buies Arthur Buies La province de Québec

Déjà, en maint endroit, se dessinaient de larges éclaircies où, d’un sol formé et nourri de ses propres débris depuis l’origine des mondes, surgissaient et montaient de plus en plus vers le ciel les graminées portant l’espoir et l’aliment du colon : déjà apparaissait, dans sa virginité farouche, le Nord, ce Nord immense et redoutable encore, que nulle frontière ne limite et qui n’est borné que par l’impossibilité d’habiter des régions où la terre se refuse à produire, et où le climat rend inutiles le travail et l’énergie de l’homme.
Source : Wikisource

Portrait de Arthur Buies Arthur Buies La province de Québec

Quoiqu’ils aient à leur usage et pour leur développement libre un pays qui ne contient pas moins de 220 millions d’acres, dont 22 millions à peine sont en culture, les Canadiens sentent le besoin irrésistible de se répandre au dehors, d’essaimer au loin, comme tous les peuples aventureux et colonisateurs, obéissant en cela à l’impulsion qui poussait les aïeux de leurs aïeux, les Gaulois, et plus tard les Français des 17e et 18e siècles, qui avaient fondé des établissements considérables dans l’Hindoustan, en Océanie, en Afrique, et tout un monde dans le nord de l’Amérique.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature