Résumé

Portrait de Arthur Buies Arthur Buies L’Outaouais supérieur

L’atmosphère est limpide, lumineuse. On aperçoit, d’un côté, dans un lointain éclatant, jusqu’à l’extrémité même du lac, tout le détail des rivages, des futaies, où l’ombre et la lumière se combattent, des pointes et des baies, qui se succèdent en diminuant graduellement, mais sans rien perdre de la netteté et de la grâce de leurs formes ; et, de l’autre, la ravissante baie qui se développe comme une urne gigantesque en face de la Mission, et dont l’eau est si profonde, qu’à quelques pas seulement de la rive, on pourrait mouiller les navires réunis des plus grandes marines du monde.
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Portrait de Arthur Buies Arthur Buies L’Outaouais supérieur

C’est en effet par l’extension de la colonisation seulement qu’on arrivera à régler l’exploitation forestière, à la rendre fructueuse et profitable, au lieu de la laisser n’être qu’une pure dévastation, qu’un véritable brigandage, comme elle l’est aujourd’hui. Plus d’un commerçant de bois éclairé sur les véritables intérêts et sur l’avenir de l’industrie qu’il exploite, reconnaît aujourd’hui cette vérité et n’hésite pas à la proclamer. Le colon, au lieu d’être pour lui un ennemi traditionnel, ou du moins un obstacle, lui est un secours précieux.
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Ordinairement, le touriste qui remonte d’Outaouais, voyageant depuis Pembroke entre des masses de granit, de gneiss de formation laurentienne ou huronienne, s’imagine qu’il ne doit y avoir qu’une succession non interrompue de montagnes bouleversées et de rochers dénudés jusqu’au pôle nord. En admirant les points de vue de Témiscamingue, dignes des Alpes et de la Suisse, il ne soupçonne pas qu’à un mille du rivage, quelquefois à cinq arpents, il se trouve un sol uni, aussi fertile, aussi facile aux travaux de la culture que celui des environs de Montréal.
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