Damase Potvin,
Sous le signe du quartz
“ UN SOIR, AU BORD DU LAC-DES-ÎLES Un soir d’un des derniers étés. Auguste Renault, ce vétéran des prospecteurs du Témiscamingue, au seuil de son « campe » au bord du Lac-des-Îles, regardait venir le temps... C’est nous qui arrivâmes inopinément dans son champ visuel. Nous venions de Kanasuta, de l’autre côté du lac. Enlevée par nos rames, notre « verchères » se soulevait comme avec deux ailes ; et la forêt, à terre, qui s’assombrissait, et le lac, dont les flots se mordoraient sous les dernières lueurs du jour, se livraient un combat pour notre conquête. ”
