Résumé

Ivanhoë Caron Journal de l’expédition du chevalier de Troyes

Chaque coin de notre terre canadienne porte, pour ainsi dire, l’empreinte des pas de ces intrépides voyageurs qui, au milieu d’obstacles sans nombre, insouciants des dangers, bravant les intempéries des saisons, s’en allaient au loin, à la conquête de nouveaux territoires ; des bords du Saint-Laurent aux rivages de la baie d’Hudson et aux plaines de l’Ouest, ils avaient planté le drapeau fleurdelisé et fait vibrer le verbe français.
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Ivanhoë Caron Journal de l’expédition du chevalier de Troyes

Les avirons travaillent en cadence, pas une parole ne s’élève des canots, le silence règne sur les rives. Déjà on approche de la chute et l’on n’entend qu’un murmure faible et voilé. En effet les eaux ici ne se brisent pas sur les cailloux, elles tombent d’aplomb comme du haut d’un mur ; la forêt environnante, avec son épais feuillage, éteint la sonorité du bruit, et à trois cents verges seulement de distance on croirait à un courant d’une importance secondaire. « Le rapide est-il difficile ? » demande l’Iroquois.
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Ivanhoë Caron Journal de l’expédition du chevalier de Troyes

Un ciel bas et sombre, une immense solitude qu’éclaire rarement le soleil, les flots lourds, couverts, la plupart du temps, de glaces, dont les masses colossales ressemblent à des montagnes, des côtes nues et arides qui semblent augmenter l’horreur des naufrages, un silence interrompu seulement par les gémissements de la tempête ; telles sont ces mers qui ont attaché au front d’Iberville une gloire dont le caractère tient de la nature mystérieuse du Nord. Depuis longtemps son vaisseau aventureux les sillonne.
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