Ivanhoë Caron

Élements biographiques

Ivanhoë Caron,  Deux voyages sur le Saint-Maurice

“ Le Saint-Maurice s’avance avec force et rapidité le long d’un rocher qui lui offre une résistance invincible ; mais voilà qu’en un certain endroit ce rocher si dur se trouve fendu ; le fleuve se détourne aussitôt et s’élance joyeusement par cette ouverture, comme un coursier fringant s’élance sur la grande route, dès qu’il s’aperçoit qu’on a levé la barrière de son enclos. Un bloc du rocher primitif, cependant, a gardé résolument sa place, et forme une île au milieu de l’onde mugissante. Il partage le fleuve en deux parties, mais en deux parties inégales. ”
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Ivanhoë Caron,  Deux voyages sur le Saint-Maurice

“ Ô rivière Caribou, tu fais bien la douce pendant la saison de l’été, tu n’es maintenant qu’un petit filet d’eau qui ne remue pas un grain de sable, mais nous te connaissons : quand vient le printemps, tu deviens un torrent furieux, tu roules des masses de sable, tu déracines les grands arbres, et tu les traînes aussi facilement que des fétus. Je ne trouve rien de beau ni dans ton cours, ni sur tes rives, tu ne peux que nous effrayer dans tes moments de colère, tu n’es vraiment qu’une nuisance publique. Adieu, rivière Caribou.
Le cheval fait monter notre chaland avec rapidité.
”
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Ivanhoë Caron,  Journal de l’expédition du chevalier de Troyes

“ Les avirons travaillent en cadence, pas une parole ne s’élève des canots, le silence règne sur les rives. Déjà on approche de la chute et l’on n’entend qu’un murmure faible et voilé. En effet les eaux ici ne se brisent pas sur les cailloux, elles tombent d’aplomb comme du haut d’un mur ; la forêt environnante, avec son épais feuillage, éteint la sonorité du bruit, et à trois cents verges seulement de distance on croirait à un courant d’une importance secondaire. « Le rapide est-il difficile ? » demande l’Iroquois. ”
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