Ivanhoë Caron, Deux voyages sur le Saint-Maurice
“ Entendez-vous mugir la chute ? Hâtons le pas, cela en vaut la peine. Le Saint-Maurice s’avance avec force et rapidité le long d’un rocher qui lui offre une résistance invincible ; mais voilà qu’en un certain endroit ce rocher si dur se trouve fendu ; le fleuve se détourne aussitôt et s’élance joyeusement par cette ouverture, comme un coursier fringant s’élance sur la grande route, dès qu’il s’aperçoit qu’on a levé la barrière de son enclos. Un bloc du rocher primitif, cependant, a gardé résolument sa place, et forme une île au milieu de l’onde mugissante. ”
