Résumé

Portrait de Benjamin Sulte Benjamin Sulte Mélanges historiques/06

Le fait que le souverain aidait de ses deniers, sous forme de prêt, l’entreprise des fers du Canada nous étonne puisque le principe colonial, entendu selon le sens français de ce temps, voulait dire : la colonie pour le bénéfice de la France et cela uniquement. On ne nous permettait ni commerce ni fabrique afin de ne pas gêner le royaume. À qui donc attribuer l’influence qui amena le roi et son conseil à assister Poulin-Francheville, puis la société Cugnet ? Je dirai : Beauharnois et Hocquart en attendant que l’on connaisse le dessous des cartes, si jamais on le découvre.
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Portrait de Benjamin Sulte Benjamin Sulte Mélanges historiques/06

En décembre 1832, René Kimber, député des Trois-Rivières, disait, dans l’Assemblée législative, que sur les terres des Forges on ne rencontrait plus ni essences de bois ni minerai utiles à ces usines et que la ville était serrée par ce monopole, ne pouvant étendre sa colonisation vers le Saint-Maurice. Bell répondit qu’on exagérait puisque le fief Sainte-Marguerite, adjoignant au nord-ouest les terrains des Forges n’a pas un seul colon, tout voisin qu’il est de la ville. Il va plus loin et dit que les terres ne valent rien pour la culture, ce qui est une bien plus forte exagération.
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À ce travail on est vite sali, surtout ceux de la forge et de la fonderie, mais le ruisseau est là et rien n’est propre comme les « gens des forges ». Les femmes ont « toutes l’air de sortir d’une boîte ». Leurs maisons reluisent. Quand à la santé générale, on peut dire que personne ne meurt aux Forges parce que l’on y boit de l’eau qui coule sur des lits de fer. Le sang est merveilleusement beau, tous les individus sont forts et souples, pleins de gaieté, aiment la vie — et fiers, ah !
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