Larry Wilson, L’appel du Chibougamau
“ La débâcle du Chibougamau, ça n’est pas précisément gai. Se sentir naufragé sur une île durant plus d’un mois, n’est pas une situation que l’on recommanderait à un neurasthénique ou à un monsieur sujet à la panique. La glace a fondu à moitié seulement : elle ne tolère même pas le poids d’un chien, pas plus qu’elle ne permet à un canot de naviguer. Les jours se traînent, sombres, il neige, il pleut, il bruine, il tombe des giboulées. La neige, dans la brousse, est trop saturée d’eau pour qu’on puisse y circuler en raquettes, et trop profonde pour nos bottes. ”
