Résumé

Léon Boillot Aux mines d'or du Klondike

PRÈS DE DAWSON.—DESSIN DE TAYLOR, D'APRÈS LE CROQUIS DE L'AUTEUR. En été, c'est-à-dire de juin à septembre, les environs de Dawson sont charmants, le climat est délicieux: tout est vert et frais, les collines sont revêtues de bouleaux et de peupliers pas très hauts, c'est vrai, mais serrés, touffus et couronnés de feuillage de l'émeraude le plus tendre; mille fleurs à couleurs gaies teintent les clairières en violet, pourpre et lilas. Le ciel est d'un azur léger et presque toujours clair, des nuées diaphanes le voilent à peine et quelquefois se résolvent en petites pluies de peu de durée.
Source : Gutenberg

Léon Boillot Aux mines d'or du Klondike

La route est monotone, les repas le sont aussi. Ils se composent perpétuellement de lard et de haricots, mais l'appétit est tel que l'on oublie ce que ce régime a de spartiate. Ce jour-là, vers 2 heures, l'arête séparant la vallée de Bonanza de celle du Quartz est atteinte, et nous y trouvons, heureusement pour nos bêtes, un sentier sec et dur. Sur ces hauteurs nous éprouvons une sensation exquise: l'air est si pur et si calme, la lumière si douce, les fleurs sont si éclatantes, les bruyères d'un vert si tendre!
Source : Gutenberg

Léon Boillot Aux mines d'or du Klondike

Les ponts de l'avant et de l'arrière sont achevés, le mât mis en place; une cabine devant servir de cuisine et de chambre à manger reçoit le poêle; un puissant aviron est encastré en guise de gouvernail dans une fourche naturelle d'arbre et renforcé d'un boulon à l'extrémité; une pompe est placée de façon à pouvoir épuiser l'eau qui peut s'infiltrer; enfin la voile, faite d'une fraction de la grande tente, est attachée à ses vergues, et, en capitales rouges et bleues, les mots VILLE de PARIS s'étalent sur sa blanche étoffe.
Source : Gutenberg

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