Edmond Rostand,
Les Musardises
“ L'arbre emporté d'un brusque effort,O lutteur, devient un barrageLorsque le torrent n'est pas fort; Et que, malgré l'azur, poète,Quand le ruisseau n'est pas profond,A travers le ciel qu'il reflèteOn peut voir la terre du fond! 1893. IV LA BRANCHECette branche pendante et gracile de saule,Qui vibre parce que l'eau vibrante la frôle,Ayant voulu sans doute écouter de plus prèsCe que dit le ruisseau dans son tumulte frais,Se pencha, d'une souple inflexion de tige,Un peu d'abord, puis trop,—maladresse ou vertige! ”
