Louis Boué,  Aux Bordelais ! poésie dite au Grand-Théâtre de Bordeaux… (1875)

“ Toujours les grands malheurs font les grands dévoûments!
Les neuves ont repris leur allure paisible, Mais, loin des bords, leur trace est encor trop visible ! De toutes parts, des murs chancelants, crevassés, Sur l'homme confiant, s'effondrent entassés. Le toit du laboureur, cet humble toit qui tombe, Abri de son berceau, devient, hélas! sa tombe. — Je comprends ce soldat, ce brave, qui là-bas Sentit son coeur ému plus qu'au sein des combats !
Bordeaux! rends grâce au ciel qui jamais ne t'accable.
”
Source : Gallica

Louis Boué,  Aux Femmes. A propos des livres de MM. Alexandre Dumas et Émile de Girardin… (1880)

“ Faites que jamais on ne voie Un homme hors du droit chemin. Afin qu'il rentre dans la voie, Vous n'avez qu'à tendre la main.
Votre regard qui nous transporte, A vos lois nous assujettit; Un sourire nous réconforte, Une larme nous convertit.
A vous l'éloquence suprême ! Nul de nous ne peut l'égaler, Car vous gagnez vos causes même Sans avoir besoin de parler.
Caressez-vous un autre rêve ? Ainsi que nos graves docteurs, Voulez-vous combattre sans trêve Tous les maux exterminateurs ?
”
Source : Gallica

Louis Boué,  Encore une Obole ! Aux Bordelais… (1875)

“ O Bordeaux! toi qui fus toujours la plus heureuse, Envers tes pauvres soeurs, sois la plus généreuse ! Est-il un sort plus noble et plus beau que le tien? Toute infortune en toi trouve un puissant soutien.
Tu donnas des héros aux villes assiégées, Donne aussi des secours aux villes ravagées ; Bordeaux! fais éclater ton coeur compatissant... Verse aujourd'ui ton or comme autrefois ton sang!
”
Source : Gallica

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