Résumé

Louis Boué,  Aux Bordelais ! poésie dite au Grand-Théâtre de Bordeaux… (1875)

“ Toujours les grands malheurs font les grands dévoûments!
Les neuves ont repris leur allure paisible, Mais, loin des bords, leur trace est encor trop visible ! De toutes parts, des murs chancelants, crevassés, Sur l'homme confiant, s'effondrent entassés. Le toit du laboureur, cet humble toit qui tombe, Abri de son berceau, devient, hélas! sa tombe. — Je comprends ce soldat, ce brave, qui là-bas Sentit son coeur ému plus qu'au sein des combats !
Bordeaux! rends grâce au ciel qui jamais ne t'accable.
”
Source : Gallica

Louis Boué,  Aux Bordelais ! poésie dite au Grand-Théâtre de Bordeaux… (1875)

“ Un beau ciel souriait au midi de la France, Les coeurs épanouis palpitaient d'espérance, Le soleil créateur .dorait de ses rayons Les blés qui frissonnaient au vent dans les sillons, Les campagnes en fête étalaient avec joie Ces délicates fleurs de velours et de soie Que, sur leur manteau vert, brode le doux Été. ”
Source : Gallica

Louis Boué,  Aux Bordelais ! poésie dite au Grand-Théâtre de Bordeaux… (1875)

“ Qui, sur ton vaste front, semble un croissant d'argent,
Débordèrent broyant, mutilant, saccageant
Les moissons, les troupeaux, les maisons et les hommes...
Elles baignent pourtant la contrée où nous sommes,
Mais nul ne les y voit passer avec terreur : '
Elles n'ont plus ici leur étrange fureur!
— 8 —
0 Bordeaux! toi qui fus toujours la plus heureuse, Envers tes pauvres soeurs, sois la plus généreuse ! Est-il un sort plus noble_et plus beau que le tien? Toute infortune en toi trouve un puissant soutien. Tu donnas des héros aux villes assiégées, Donne aussi des secours aux villes ravagées
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature