Résumé

Gustav Freytag Doit et avoir, par Gustave Freytag… (1866)

Lenore se leva, plus révoltée du ton que des piroles de Fink
« Il est temps que je m'en retourne, dit-elle froidement en mettant son chapeau de paille.
— En vous levant, vous faites disparaître toute la clarté de la chambre, s'écria Fink.
— Un petit nuage s'est placé devant le soleil, dit le forestier en s'approchant de la fenêtre. C'est ce qui produit cette ombre..
— Quelle folie ! répondit Fink. L'ombre vient du chapeau de paille. C'est lui qui cache les cheveux de mademoiselle. L'éclat venait de sa blonde chevelure. »
Source : Gallica

Gustav Freytag Doit et avoir, par Gustave Freytag… (1866)

Cette pluie vous semble terrible? reprit Fink en haussant les épaules. Ce n'est qu'une faible enfant ! Quand elle a arraché quelque branche d'arbre, elle croit avoir fait merveille! Parlez-moi de la pluie dans les pays où le soleil est plus ardent.
Des gouttes comme des pommes; non, ce ne sont pas des gouttes, mais des colonnes grosses comme le bras ; l'eau tombe du ciel comme une trombe. On ne peut pas s'arrêter, car le sol est emporté sous les pieds. On ne peut pas non plus se réfugier sous les arbres, car la tempête brise les plus gros troncs comme des brins de paille.
Source : Gallica

Gustav Freytag Doit et avoir, par Gustave Freytag… (1866)

Charles s'approcha du paysan.
« Eh bien! Biaise, lui dit-il, qu'y a-t-il de nouveau au cabaret?
— Rien, répondit le jeune homme avec l'accent mélodieux dont le Polonais articule son mauvais allemand. Les paysans boivent et sont de bonne humeur.
— Y a-t-il quelques étrangers dans le village? Est-il venu quelqu'un de Tarow ?
— Non, dit Biaise. Personne n'est venu, si ce n'est la jeune juive Rebecca, la cousine du cabaretier. »
Et en même temps il regardait constamment Lenore : on eût dit que c'était à elle, comme à la maitresse de céans, qu'il avait à faire son rapport.
Source : Gallica

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