Clémence Robert,
Le Baron de Trenck
(1865)
“ En effet, il n'y a de salut que dans une course rapide, et le malheureux lieutenant ne peut faire un pas ; il doit mourir là d'un coup de sabre, ou être arrêté à l'instant même. Trenck, dans son généreux courage, trouve un troisième parti. Bien que cela semble impossible, en si peu de temps, en vue des remparts, il soulève Schell dans, ses bras, le charge sur ses épaules, franchit ainsi avec lui les palissades, arrive au dehors de la place, et court comme un fou sans savoir où il va. Il n'y a plus qu'une faible lueur au ciel ; l'air est chargé de brouillards, il tombe un givre épais. ”
