Résumé

Portrait de Stendhal Stendhal La Chartreuse de Parme

«Tout cela est fort beau et fort bien inventé, se dit Fabrice; je dois une reconnaissance éternelle au comte et à la duchesse; ils croiront peut-être que j’ai eu peur, mais je ne me sauverai point. Est-ce que jamais l’on se sauva d’un lieu où l’on est au comble du bonheur, pour aller se jeter dans un exil affreux où tout manquera, jusqu’à l’air pour respirer? Que ferais-je au bout d’un mois que je serais à Florence? je prendrais un déguisement pour venir rôder auprès de la porte de cette forteresse, et tâcher d’épier un regard!»
Source : Gutenberg

Portrait de Stendhal Stendhal La Chartreuse de Parme

On peut penser ce que devint la pauvre marquise, lorsqu’elle aperçut ce fauteuil, et qu’on l’avait placé précisément vis-à-vis la chaire. Clélia était si confuse, baissant les yeux, et réfugiée dans un coin de cet immense fauteuil, qu’elle n’eut pas même le courage de regarder la petite Marini, que le Gonzo lui indiquait de la main, avec une effronterie dont elle ne pouvait revenir. Tous les êtres non nobles n’étaient absolument rien aux yeux du courtisan.
Fabrice parut dans la chaire; il était si maigre, si pâle, tellement consumé, que les yeux de Clélia se remplirent de larmes à l’instant.
Source : Gutenberg

Portrait de Stendhal Stendhal La Chartreuse de Parme (1839)

Je ne vous ferai point valoir la condition que je m’impose d’être le dernier souverain de ma race, le chagrin de voir de mon vivant les grandes puissances disposer de ma succession ; je bénis ces désagréments fort réels, puisqu’ils m’offrent un moyen de plus de vous prouver mon estime et ma passion.
La duchesse n’hésita pas un instant ; le prince l’ennuyait, et le comte lui semblait parfaitement aimable ; il n’y avait au monde qu’un homme qu’on pût lui préférer. D’ailleurs elle régnait sur le comte, et le prince, dominé par les exigences de son rang, eût plus ou moins régné sur elle.
Source : Wikisource

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